Actieknop
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Avis sur Hardnekkige Mist

Une nuit froide à Anvers.

Roel Verstraeten descend du train et est pris en otage par deux hommes, encore des garçons en fait, qui l'emmènent à Borgerhout. Personne ne le voit, personne ne l'aide. Les rues sont désertes, la pluie ne cesse pas. Ils le traînent de distributeur en distributeur et le forcent à retirer de l'argent.
Lorsque la pluie s'arrête, la brume sort des trous et des cavernes où il s'était caché et amène avec elle les fantômes du passé.
L'un des garçons est Eric Vanderlaenen. Il a des dettes de jeu, et ils l'ont menacé s'il ne paie pas demain. Eric aurait voulu ne pas s'appeler Eric, mais Mohammed. Son père se moquait de la foi de sa mère, la foi dans le Miséricordieux. Une fois ses dettes payées, il pourra commencer une nouvelle vie.
Zidan dit : si tu n'as pas d'honneur, tu n'as rien.

À trois, ils errent dans la ville, mais il y en a un quatrième. La mort marche silencieusement derrière eux.
Disponible dès maintenant en librairie ou sur internet :
ISBN /EAN : 9789462661417
Prix : € 16,95


Critique Thrillerlovers
Un nom (pour moi) encore inconnu dans le paysage du thriller flamand : Herman De Jonghe. L'auteur a pourtant déjà plusieurs livres à son actif. Après une longue carrière dans l'enseignement, son premier roman est paru en 2008. Aujourd'hui, 8 ans plus tard, son petit dernier, Hardnekkige Mist, vient de paraître.

Anvers, une nuit froide et inhospitalière. Lorsque Roel Verstraeten arrive à la gare après son voyage en train, il est très vite pris en otage par 2 jeunes hommes. Ils en veulent à son argent et traînent leur victime avec eux de distributeur en distributeur. Ce sera une longue nuit !

L'auteur vous tient très vite sous son emprise avec ce livre. J'ai déjà lu divers auteurs flamands, mais De Jonghe se distingue par son style d'écriture magnifique et puissant, qui regorge également de suspense. On se dit : que peut-il bien se passer en une seule nuit ? Eh bien, à cause d'un concours de circonstances, c'est bien plus que ce qu'on pourrait attendre au premier abord. L'auteur donne beaucoup d'informations sur le passé de la victime comme des agresseurs, qui ont tous reçu leur lot de problèmes, et donne une bonne image du comment et du pourquoi de leurs actes. Un point fort, selon moi, est que non seulement la victime est dépeinte comme une personne vulnérable, mais aussi les agresseurs, qui doivent faire face à leurs peurs dans l'Anvers multiculturel.

Hardnekkige Mist est pour moi une découverte très agréable de cet auteur, qui a réussi à faire tenir une histoire très grandiose dans un livre relativement mince. Une histoire extrêmement captivante sur nous, les humains, et les choix que nous faisons (parfois contraints) dans cette société souvent dure de l'an 2016.
De plus, elle contient une intrigue forte et originale, avec des rebondissements auxquels on ne s'attendrait pas à première vue.

À recommander !
★★★★


Critique par le Prof. dr. K.A.D. Smelik

Thriller flamand. L'histoire se déroule une nuit froide à Anvers. Le collaborateur politique Roel Verstraeten descend du train et est ensuite pris en otage par deux jeunes hommes marocains de Malines. L'un des garçons est Eric Vanderlaenen, né d'un mariage mixte et déterminé à devenir un musulman pieux sous un nouveau nom : Mohammed. L'autre est son ami marocain Zidan, qui lui a promis de l'aider à rembourser ses dettes de jeu. Et ce, par le biais d'un braquage. Ils contraignent Verstraeten à retirer de l'argent à plusieurs distributeurs à Borgerhout, mais, faute d'expérience, les choses tournent de plus en plus mal. Un épais brouillard se lève en outre et, au lieu de Verstraeten, ce sont désormais ses deux agresseurs qui sont en danger. Verstraeten lui-même se laisse de plus en plus emporter par les démons de son passé. L'intégration ambivalente des jeunes Marocains est un thème récurrent de l'histoire, qui rappelle « Het dwaallicht » de Willem Elsschot. Les chapitres alternent entre le point de vue de Verstraeten et celui d'Eric/Mohammed. Dénouement surprenant. L'auteur (né en 1941) a fait ses débuts en 2008 avec « Koppenbergblues ».
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